28/04/2009

La Quinzaine du commerce équitable de Québec

FINALE_15aine_Commerce_Equitable_18x24 Le commerce équitable est une relation basée sur le progrès et le développement durable, entre les consommateurs du nord et les petits producteurs défavorisés du sud. Il vise à établir et renforcer un échange plus solidaire, plus juste, plus transparent, plus qualitatif et plus direct.

Chaque année du 1er au 15 mai se tient au Québec et dans le reste du Canada, la "Quinzaine du commerce équitable". C’est l’occasion de promouvoir le commerce équitable auprès du grand public, à travers des conférences, des manifestations et des animations dans les points de ventes des produits des petits producteurs des pays du Sud.

La quinzaine du commerce équitable, c’est aussi l’occasion d’inviter les producteurs à venir nous rendre visite, à leur tour, afin qu’ils rencontrent les consommateurs, les acteurs du commerce équitable, les médias, etc. L'occasion de nous faire part de leurs expériences, de leurs aspirations et de l’apport du commerce équitable dans leur vie.

Le collectif pour le commerce équitable de la Capitale-Nationale vous invite à prendre part à cette belle fête de solidarité.  Pour en savoir plus www.quebecequitable.org
 
Solidairement

05/12/2008

Le Père Noël est une Ordure !

Papa_noel Oyez, oyez ! Citoyens du monde… La récession est là, et bien là ! Le loup est sorti   de sa tanière ! Gare à vos emplois, gare à vos petites économies… Noël 2008 s’annonce sombre et des plus tristes! Qu’adviendront nos petites lubies festives ? que dirons nous à nos bambins, habitués à des montagnes de jouets en cette période de débauche consumériste. Et le père Noël lui ? qu’est ce qu’il fait ? Est-ce qu’il nous aurait oublié ? Pourquoi il n’en a que pour les fabricants d’automobiles  et pour le secteur bancaire qu’il n’a pas finit d’arroser avec des milliards, beaucoup de milliards ! Forcément… son traîneau sera bien léger cette année pour nous autres simples citoyens ! Le père Noël est vraiment une ordure ! Et puis d’où est ce qu’ils le sort tout cet argent! A moins qu’il pleuve des milliards au pôle nord, bien malin celui qui me donnera la réponse, et bien malin celui qui me dira le nombre exact de milliards que les râpasses du capitalisme se sont partagées, depuis que le père Noël leur a ouvert ses coffres-forts.

Même moi qui suis, un féru des chiffres, et qui suis l’actualité de près, j’en perds mon latin ! Mais, j’en veux énormément aux fabricants de calculettes de n’avoir pas prévus des écrans plus larges pour contenir tous ces milliards qui tombent du ciel !

Vous l’aurez compris : la fête est finie… la machine est grippée et l’économie joyeuse est aux abois. Mais pas de panique ! Heureusement que nos gouvernements sont là avec leurs armées d’experts qui s’affairent à nous concocter un énième plan de relance. Tout ira pour le mieux ! Enfin j’espère…

Et si la crise actuelle était une chance pour le monde ? Au risque de me faire détester par beaucoup, je dirais même, qu’elle tombe à pic et ce, pour les raisons suivantes :

Parce que cette crise nous enseigne que le modèle actuel n’est plus soutenable, ni pour notre génération, ni pour les générations futures ; parce que cette crise fait tomber les mythes de la libéralisation à outrance ; parce qu’elle nous invite à revoir en profondeur non seulement les règles de fonctionnement de nos économies, mais nous questionne sur la finalité même de l’action économique qui devrait réserver une place cardinale à l’humain. Vous connaissez désormais ma devise : les gens avant l’argent! Et parce que, plus largement, nos sociétés post-modernes vivent une grave crise d’identité sans précédent!

Nous avons enfin une occasion en or pour repenser notre conception du progrès ! Nous devons travailler pour réinventer une nouvelle économie durable et part de là, un modèle sociétal alternatif basé sur la justice et l’équité et surtout une sacrée dose de bon sens ! C’est une condition sine qua none pour répondre adéquatement à nos besoins actuels sans compromettre ceux de nos enfants !

En attendant… si vous croisez le père noël, dites lui de ma part qu’il est vraiment une ordure !

20/11/2008

La Grande désillusion.

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La période électorale est souvent le moment propice pour se faire une raison de s’intéresser à la politique. Et c’est le moment ou on veut se faire un avis sur les défis de notre société. On s’affaire à se forger un jugement sur les événements dont on est témoin. Et parfois, nous envahit l'envie irrationnelle de nous faire entendre, de donner à nos convictions une résonance, de savoir qu'elles sont entendues, voire partagées.

Pourtant, la campagne électorale actuelle n’inspire guère personne, à en croire les sondages ! Elle suscite même un certain désintérêt (pour ne pas dire un désintérêt certain). Les électeurs comprennent de moins en moins les enjeux des suffrages et l’utilité du vote. Le manque des débats d’idées est désespérément soporifique.

Je fais partie de ceux qui se réclament « citoyens du Monde ». J’ai bravé, depuis ma tendre jeunesse, les lois de la géographie. Je suis né en terre d’Afrique, vécu un temps en Europe avant d’élire domicile dans cette contrée lointaine d’Amérique du nord qu’est le Québec. J’ai la chance (ou la malchance) de connaître un peu la vie politique de ces trois sphères diamétralement opposées. A dire vrai, entre le népotisme généralisé en Afrique, L’arrogance et la bureaucratie de la sociale démocratie en Europe et l’affairisme nord-américain, je n’ai franchement point le goût de choisir. Les mesquineries politiques et les conflits d’ego, sont hélas, monnaie courante et universelle, peut importe le pays, peut importe le contexte. Les mêmes maux gangrènent les classes politiques de part le monde.

J'ai grandi avec la conviction que la politique est faite pour aider les gens à améliorer leur quotidien, et cette idée noble m'a poussé à croire que la défense des valeurs humaines occuperait une grande place dans ma vie au point de métamorphoser ma vocation professionnelle.
J'ai toujours préféré les gens à l'argent, l'entraide à l'individualisme, Jaurès à Friedman. Mon vécu aidant, j'étais convaincu que seule l’implication directe auprès des citoyens à travers la politique pourrait faire bouger les choses et régler les problèmes de nos semblables.

Aujourd’hui, lorsque je regarde de plus près cette campagne, ses  enjeux inavoués et le niveau ridiculement bas du débat politique, je commence à prendre conscience que le creuset est immense entre mon idéal politique et la bassesse de nos élites. « La tragédie, c'est la politique... », disait Saint-Just. Cette maxime, même vielle de plus de deux siècles, est d’une implacable pertinence. Elle reflète, en vérité, ma rupture annoncée avec la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui.

Suis-je dur ? Non, réaliste… et surtout déçu. Mon divorce avec la chose politique est consommé. Mais, je ne romps pas avec mes propres idéaux et mes valeurs humaines. Elles sont mon âme et ma conscience.

15/08/2008

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Lettre ouverte à M. Stephen Harper, Premier Ministre du Canada,

 

Objet : le Plan du gouvernement du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques.

 

Monsieur le Premier ministre,

Au Canada comme dans le reste du Monde, le climat se dérègle et compromet gravement notre avenir et celui des générations futures. Nos concitoyens ressentent et subissent, d’ores et déjà les effets néfastes du réchauffement climatique. Le niveau d'eau dans les Grands Lacs a dangereusement baissé, provocant de graves conséquences sur l’écosystème. La fonte de la calotte polaire s’est subitement accélérée entraînant l’entame d’une lente mais inquiétante montée du niveau des mers. Les catastrophes météorologiques sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus dévastatrices. Les tempêtes de neiges et verglas ainsi que les graves inondations qu’a subit le pays de l’Est à l’Ouest, ces dernières années sont la preuve, si besoin est, que la situation est plus qu’urgente.

Hélas, les canadiens continuent à rejeter quelque 750 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) chaque année, bien que le Canada ait ratifié le protocole de Kyoto, à l’instar de 37 autres pays industrialisés. En vertu de ce protocole, les pays signataires doivent collectivement, d'ici à 2012, réduire leurs rejets de 5,2 % par rapport au niveau de 1990. Or, à ce jour, ces émissions de GES dans notre pays ont, au contraire, augmenté considérablement, et ce au mépris des lois fédérales et internationales. Pire encore… En présentant le Plan du gouvernement en matière de lutte contre les changements climatiques, en avril 2007, votre ministre de l’environnement, M. John Baird a officiellement et définitivement enterré les engagements du pays vis-à-vis de la communauté internationale en matière de lutte contre le réchauffement du climat. Voici pourquoi :

Votre Plan vise à réduire 20 % les émissions de GES d'ici 2020 (et 60% à l’horizon 2050), mais par rapport à leur niveau de 2006 et non de 1990 (année de référence du protocole de Kyoto). Or, entre temps, nos rejets de GES ont augmenté de plus de 25%. Et selon les projections d’Environnement Canada pour 2012, ces mêmes rejets, au lieu de décroitre, augmenteront de 40% par rapport à leur niveau de 1990. Ce qui est loin, très loin des engagements pris par notre pays en ratifiant le protocole de Kyoto.

Autre anomalie : votre gouvernement n'exigera des pollueurs qu'une réduction de l'intensité de leurs émissions de GES et non des réductions absolues. Autrement dit : moins d'énergie par unité de production, mais aucune limitation d’émissions. Ainsi, au lieu de freiner celles-ci, votre Plan rendra leur potentiel d’augmentation infiniment extensible. D’autant que les hypothétiques réductions que permettrait la baisse d’intensité pourraient être anéanties, pour peu que le contexte  économique redevienne favorable.

Monsieur le Premier ministre,

Malgré une salutaire levée de bouclier de toutes les organisations écologiques canadiennes contre ce pseudo « Plan vert », malgré la forte opposition de la majorité de la classe politique de notre pays, malgré les sévères critiques des plus grands experts des questions climatiques, malgré les nombreuses preuves scientifiques qui remettent en cause l’impact réel de votre plan sur la réduction des GES, malgré les études économiques qui discréditent les thèses véhiculées par votre gouvernement mettant aux antipodes la défense de l’environnement et la croissance économique, malgré les orientations actuelles des autres pays démocratiques qui sont passés à la vitesse supérieure en matière de lutte contre le réchauffement climatique (en Europe notamment)… Malgré tout cela, votre gouvernement persiste et signe en remettant en cause le bien fondé, même, du protocole de Kyoto que vous avez qualifié d’« erreur » lors de vos récentes déclarations. Or, l’erreur serait de rester insensible à l’imminence de la catastrophe climatique dont nous percevons chaque jour un peu plus les ravages. L’erreur serait de continuer à faire de la politique politicienne et alimenter cette myopie collective qui nous conduit, tous, droit dans le mur.

Avec ce Plan, le gouvernement du Canada se retrouve non seulement en contradiction avec ces propres lois fédérales (C30 sur la qualité de l’air et C288 sur la réduction des GES), mais se place en marge de la communauté internationale qui appelle à l’unisson et avec insistance pour freiner la dégradation de notre espace vital. En vain. Par conséquent, le Canada se retrouvera totalement exclu de tous les mécanismes de compensation des rejets de GES mis en place par le protocole de Kyoto. Et ceci ne manquera pas de causer de graves dommages collatéraux à notre économie et scellera à jamais le sort des générations présentes et futures.

Monsieur le Premier ministre,

Compte tenu de l’extrême urgence de la situation climatique, notre pays peut et doit faire des choix environnementaux responsables et plus rationnels, dignes d’un pays moderne et pionnier en matière de défense de l’environnement.

Aujourd’hui, en tant que citoyen engagé, je joins, ma voix à toutes celles qui se sont levées pour vous exhorter à revoir en profondeur votre plan de lutte contre les changements climatiques afin d’atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto et même, aller au-delà.

Le futur de notre nation et de la planète, sera fonction de la façon dont vous, décideurs, allez conduire des changements profonds et inéluctables dans notre manière de concevoir le progrès. Nous devons amorcer une véritable révolution dans nos modes de production, de consommation, de transport… Ce n’est plus une option, c’est une urgence. Notre avenir et celui des générations futures en dépend grandement. Karim ELABED

28/07/2008

Pour en finir avec le capitalisme « sauvage ».

 

Marx On croyait Marx enseveli sous les décombres du mur de Berlin, le voilà renaître de ses cendres pour assister à la fin imminente du capitalisme. Les violentes tempêtes financières, énergétiques, alimentaires… qui secouent la planète en ce moment sont, peut être, entrain de lui donner raison.

Le capitalisme ne disparaîtrait, prédisait-il, que lorsqu'il se serait transformé en force planétaire, que les nations s'effaceraient, que la technologie serait en mesure de faire disparaître l'effort et de créer la gratuité. Il avait même cité l'Inde et la Chine comme acteurs majeurs du capitalisme.

Bien que je sois un des pourfendeurs des théories marxistes, je ne peux nier l’implacable justesse de la prophétie de Karl Marx, qui de plus est, vielle d’un siècle et demi.

L’échec annoncé des négociations, en cours, de l’OMC, et les crises majeurs dans lesquelles pataugent les économies du monde sont, à mon avis, les signes avant coureur, sinon de la fin du capitalisme sauvage, du moins d’une profonde remise en question de ses mythes fondateurs.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, tous les regards étaient tournés vers les miracles économiques du capitalisme. Des économies dynamiques et innovantes qui affichaient des chiffres insolents de réussite : plein emploi ; croissance soutenue ; inflation inexistante…

Et puis la crise des Subprimes  est apparue l’été dernier. Couplé au prix démentiel du pétrole et des matières premières, et c’est toute l’économie mondiale qui prend feu. Quelques chiffres pour vous mettre en appétit : la crise des crédits immobiliers a déjà coûté la bagatelle de trois cents Milliards de dollars aux banques américaines et quelques faillites spectaculaires. Certains économistes parlent même de  trois mille Milliards si on intègre les pertes de l’ensemble des secteurs de l’économie américaine (Immobilier, Industrie, Bourse…).

L’omnipotence des marchés boursiers et l’affaiblissement du rôle de l’Etat régulateur ont certainement provoqué la propagation rapide de l’incendie dans la petite planète Finance ! C’est le même scénario qui se reproduit à chaque fois : l’éclatement de la bulle immobilière entraîne la banqueroute des ménages qui à leur tour mettent en faillite les banques qui à leur tour provoquent le ralentissement de l’activité économique…

Résultat : les inégalités se creusent, provoquant un accroissement rapide et inquiétant de la pauvreté partout dans le monde. Les violences urbaines de ces derniers mois dans les pays du Sud ne sont, hélas, que la partie émergée de l’iceberg.

L’autre crise majeure du capitalisme : L’échec annoncé des négociations de l’OMC qui signe le début du déclin du libre-échange. En découlera la montée certaine des nationalismes économiques dans un contexte de conflit d’intérêts entre le Nord et le Sud. La supercherie ne fonctionne plus. Jadis, les pays du sud se faisaient berner par ceux du nord qui leur faisaient miroiter un avenir économique radieux grâce à l’ouverture des frontières. Il n’en fut rien. Les happy few ont continué à s’enrichir et les milliards de pauvres ont commencé à creuser le fond. La ritournelle libérale s’est démodée et les masques sont tombés. Avec l’avènement des grandes puissances (que prédisait Marx) comme l’Inde, la Chine et le Brésil, les règles ont changé et la rébellion commence à s’organiser pour déjouer les stratagèmes impérialistes des anciens maîtres du monde.

Anciens, car les crises actuels sonnent le glas d’un modèle économique aux abois. C’est la fin de l’hégémonie du capitalisme sauvage, la fin du libre échange, la fin du pétrole et de l’énergie à bon marché, la fin d’un modèle de croissance productiviste qui a transformé la planète en décharge à ciel ouvert.

C’est pour toutes ces raisons que le capitalisme sauvage est, à mon humble avis, en train de rendre l’âme. C’est tout le mal qu’on lui souhaite ! Alors… bon débarras !

 

25/07/2008

Ça chauffe… et alors ?

 

Oh-no-global-warming Catastrophes naturelles, fonte des glaces, sécheresses, désertification… il n’ya pas de doute : le climat se dérègle et les effets du réchauffement climatique commencent à se faire sentir. Mais, à l’évidence, pour beaucoup, il est difficile d'imaginer l'ampleur des bouleversements que ce changement va entraîner. L’impact est peu perceptible sur quelques années, mais sur un siècle, il va être considérable.

Tous les experts des questions climatiques (le GIEC à leur tête) s’alarment de la gravité de la situation. Ils sont unanimes : l’activité humaine sous sa forme actuelle menace de nous conduire droit dans la fournaise du réchauffement climatique.

De quoi il s’agit, en fait ? Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia : « Un changement climatique correspond à une modification durable des paramètres statistiques du climat global de la Terre. Ces changements peuvent être dus à des processus intrinsèques à la Terre (…) ou, plus récemment, aux activités humaines ».

Plus concrètement, le réchauffement climatique est le résultat direct de l’utilisation dans notre quotidien des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) dont la combustion entraîne l'émission de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane...). Ces gaz restent dans l'atmosphère et captent le rayonnement infrarouge de la terre. Plus ils s'accumulent, plus la température moyenne au sol augmente.

Aujourd'hui, nous émettons deux fois plus de gaz à effet de serre que ce que la planète peut supporter. En clair, pour garder notre planète vivable pour les générations futures, il faut que chacun réduise de moitié sa part dans l’émission des GES. Or, ce n’est pas le cas. Pire ! Notre consommation d’énergie a même beaucoup progressé ces dernières années. Et rien ne semble inverser la tendance. Sauf, peut être, la fin du pétrole et du gaz !

Tout pourrait indiquer, donc, que ces émissions excessives de GES, déclineront une fois les stocks du pétrole et du gaz seront épuisés. En fait il n’en serait rien. Paradoxalement, le pire pourrait se produire à ce moment là, si le charbon (dont on en a pour deux siècles) venait à remplacer le pétrole. Car le charbon, qu'on sait désormais transformer en hydrocarbures liquides, émet plus de gaz à effet de serre que n’importe quelle autre source d’énergie.

Autre inquiétude : la capacité d’absorbation du CO2 par la végétation, déjà fortement diminuée à cause de la déforestation, pourrait s'affaiblir encore plus du fait du réchauffement. Ce qui ferait croître encore plus la quantité de gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

Le vrai salut ne pourra venir que de nos propres comportements en réduisant l’usage de ces sources d’énergie. Tant que nous n'aurons pas fait diminuer nos émissions de moitié, l'effet de serre continuera donc à s'aggraver et la température à augmenter. On ne peut donc exclure les hypothèses les plus pessimistes des experts qui prédisent une hausse de température de plus de quatre degrés, d'ici la fin du siècle. Il faut diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre et ce avant 2050, l’année au-delà de laquelle (selon le GIEC) le réchauffement sera irréversible et entraînera de graves dommages pour l’humanité.

Faute de volonté politique claire et de changements drastiques dans nos modes de vie, nous serons amenés, de gré ou de force, à vivre une transition brutale. Nos gouvernements feraient mieux d’en prendre conscience rapidement. Et ce sont les grands pollueurs qui doivent faire le plus gros des efforts, l’Europe et les Etats-Unis en premier lieu. Il est urgent qu’ils réduisent très fortement leurs émissions en instaurant une fiscalité verte et en agissant pour promouvoir un modèle économique plus soutenable et plus durable. L’avenir des générations futures en dépend.

24/07/2008

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Juste pour le plaisir des yeux! Une journée de pêche au parc de la Jacques Cartier dans la région de Québec! Une généreuse nature qui force le respect!

(photo prise par ma femme, photographe de passion)

21/07/2008

C’est promis, j’arrête les fraises de Californie !

 

P7120661 … Et n’allez pas croire que c’est par anti-américanisme, ou par je ne sais quelle lubie! Mais c’est tout simplement par pure sagesse gustative mais aussi environnementale et économique.

En fait, une simple balade dominicale avec ma petite famille sur l’île d’Orléans (dans la région de Québec) a suffit pour me convaincre qu’il était irrationnel de continuer à ignorer les étiquettes de provenance des produits que nous consommons chaque jour.

La pluie avait cessé de tomber et le soleil perçait tranquillement à travers les nuages lorsque nous nous sommes arrêtés devant une ferme maraîchère de cette belle île. La propriétaire des lieux vient nous voir et nous invite à cueillir les fraises dans sa ferme ! Une heure plus tard, nous revoilà chargés avec deux grosses barquettes de fraises bien fraîches sur les bras… et autant dans le ventre, tellement la tentation était grande. Et c’est toute la petite tribu qui s’en est donnée à cœur joie… la preuve en images !

 

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La vérité c’est qu’elles sont terriblement délicieuses ces fraises de l’île d’Orléans… Elles sont belles, bien joufflues et d’un rouge vif particulièrement suggestif… Elles ne demandent qu’à être saupoudrées avec un peu de cassonade et un filet de crème… et dégustez ! N’avalez pas tout de suite. Laissez monter ces arômes fabuleux à travers les pores de la fraise! Laissez descendre très doucement! C’est tout simplement jouissif ! De plus, ces belles gâteries poussent à seulement quelques minutes à vol d’oiseau de chez moi. Un vrai bonheur ! Et pour couronner le tout, les fraises d’à coté de chez moi, sont bio donc plus saines et elles contiennent 40% de plus d’antioxydants que leurs sœurs californiennes. D’ailleurs, selon une récente étude de la Food and Drug Administration américaine le taux des résidus de pesticides dans les fraises américaines frôle dangereusement les 30%.

Mais, que ma surprise était grande lorsqu’en discutant avec la propriétaire de la ferme, celle-ci m’a avoué qu’une bonne partie de ses fraises risquait de se perdre faute d’être cueillies et consommées à temps ! « La récolte est très bonne cette année », me disait-elle, l'air désabusé « mais les fraises risquent de pourrir sur place s’il n’y a pas plus de clients comme vous ».

Et dire qu’il y’a des gens qui achètent (souvent plus cher) des fraises dans les supermarchés canadiens, qui arrivent par avion d’endroits aussi lointains que la Californie, le Chili ou l’Espagne.

Que ce soit les fraises de Californie, les raisins d’Australie, les haricots verts du Kenya, les tomates du Maroc… le problème avec tous ces produits frais importés, c’est qu’ils ont un coût écologique exorbitant... Si bien que si on intégrait  leur facture environnementale dans le coût de production, ces petits plaisirs deviendraient hors de portée. Leur mode de transport émet en moyenne 100 fois plus de gaz à effet de serre par Kilo que le bateau.

C’est d’autant plus inquiétant que depuis une dizaine d’années, les quantités de produits alimentaires importés par avion ont plus que doublé! Et pour ne rien arranger, les circuits de transport de certains produits sont proprement scandaleux. En effet, que dire des pays qui importent du bout du monde des aliments comme le lait alors qu'ils en exportent à leur tour puisqu’ils en sont producteurs!? Ou de ceux qui produisent des denrées, les envoient à l'étranger pour être traitées ou emballées et les rapatrient pour être vendues dans le pays d'origine, et ce pour le simple prétexte que le coût du transport (même en y ajoutant le coût de la main d'œuvre étrangère) revient à moins cher que la transformation en local. En tous cas, si ces flux sont plus rationnels économiquement, ils sont franchement suicidaires pour l'environnement.

Bien sûr comme tout consommateur soucieux du respect de l’environnement, j’essaie de changer mes vielles et mauvaises habitudes de consommation. Désormais, j'évite de manger n’importe quoi à n’importe quelle période de l’année sans me soucier le moins du monde de ce que cela implique pour l’environnement. Mais ce n'est pas toujours simple car bien souvent, j’ai du mal à trouver sur les étiquettes le pays d'origine du produit comme il est souvent impossible de savoir par quel moyen de transport l’aliment à été acheminé. De plus, la plupart des produits proposés en magasins sont généralement transformés et contiennent, des agents conservateurs, des additifs et des denrées pouvant provenir des quatre coins du monde.

Heureusement que les rayons Bio prennent de plus en plus de linéaires dans les magasins et pour les produits frais, l'origine du produit est souvent indiquée. C'est même obligatoire pour certains, malgré quelques aberrations surréalistes du genre : une huile d’olive importée d’Espagne ou d’Italie mais estampillée « Produit du Canada » alors que jamais aucun olivier n’a poussé sur le sol canadien… Juste parce que la mise en bouteille est faite à Montréal ou Toronto !

Alors, avant de croquer une tarte aux fraises californiennes ou planter votre fourchette dans un Steak néozélandais, renseignez-vous sur les petits restos pas chers du coin. Je suis sûr que vous en trouverez un ou deux qui servent des plats savoureux à base de produits achetés dans les fermes d’à côté.

Privilégions les produits locaux et de préférence issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable. Non seulement ils ne polluent pas les sols, l'eau et l’air, mais ils préservent notre santé et notre portefeuille.

C’est pour cela que je décrète les fraises de Californie bannies de mon assiette !

18/07/2008

Cap sur l'Amérique.

Flag-canada Ca y est ! Elle est arrivée… ma carte de résidence permanente ! Depuis hier, je suis officiellement résident de mon nouveau pays : le Canada ! Et je peux vous dire que je m’y sens déjà comme une baleine dans la baie du Saint Laurent. A moi les grands espaces. A moi la forêt boréale et la calotte glaciaire! A moi les caribous et les ours polaires ! A moi les tempêtes de neige et le grand froid… Et ne me parlez surtout pas de réchauffement climatique! Ici… connaît pas ! Et même qu'on soit en plein été, le mercure ne dépasse guère les 22°. « C’est exceptionnel cette année », me jure-t-on ! « d’habitude il fait moins chaud que ça !!!!!». Exceptionnel, l’est aussi le mois de juin avec 26 jours de pluie ! Avez-vous dit : réchauffement de la planète? Exceptionnel, l’hiver dernier et ses cinq mètres (cinq !!!) de neige! Mais comment vais-je vivre avec cinq mètres de neige au dessus de ma tête ! Mais c’est quand même dangereux !... Une avalanche peut se déclencher à tout moment dans mon jardin!!! Après tout c’est peut être une bonne chose pour lutter contre le réchauffement de la planète ! Il suffit que j’organise, l’hiver prochain, la collecte des bancs de neige de mon quartier et les déverser dans le saint Laurent ! Cela devrait suffire pour faire baisser la température de la terre de quelques centigrades... Ou bien... je pourrais en exporter vers l'Afrique. Je suis sûr que ça se vendra à prix d'or... car là bas, l'eau est devenue une denrée plus rare (donc plus chère) que le pétrole! Comme cela, je pourrais à la fois régler le problème climatique et la pénurie d'eau en Afrique et par la même occasion débarasser les "pauvres" canadiens de ces "disgracieuses et encombrantes" montagnes de neiges dont ils n'arrêtent pas de se plaindre!

De toute façon, neige ou pas neige, froid ou pas froid, il en faut beaucoup plus pour me décourager ! J’y suis... j’y reste ! N’en déplaise à messieurs Taylor et Bouchard !

Trêve de plaisanterie ! Changement de cap donc vers cet immense pays-continent où je compte bien continuer à honorer mes engagements pour le développement durable. Et semble-t-il, en lisant quelques articles dans la presse locale, mon nouveau pays est loin d’être irréprochable en la matière. Voilà un premier mythe qui tombe ! Il y’a du pain sur la planche, on dirait !

 

Alors, comme on dit ici… Bienvenue chez Toé !

 

 

13/05/2008

Bienvenue

Bienvenue sur mon blog...

Il est dédié au Développement Durable et à l’EconGlobe2_3omie sociale et solidaire.

Ce blog se veut un espace de convivialité et de partage d’idées. Il nous permettra d’échanger, de manière constructive, nos convictions sur les alternatives pour construire, ensemble, un Monde meilleur.

Vos idées, remarques ou simples commentaires seront très appréciés. N’hésitez pas à les partager avec tous les utilisateurs de ce Blog !

Solidairement...

Karim ELABED.